Home Éducation Les peurs infantiles, de quoi les enfants ont ils vraiment peur ?

La peur est un sentiment d’inquiétude éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger. Dés l’acquisition d’un certain développement psychosocial, l’enfant est en mesure de ressentir un tel sentiment. Dans un premier temps, elle se matérialise par des réactions à des stimuli internes (ce sont les cénesthésies) ou externes (stimulation sensorielle tel que le bruit). Puis, apparaissent les peurs plus concrètes en rapport avec un objet, une situation nouvelle, un animal…

De part leur fréquence, elles constituent un événement normal du développement et font partie de la structuration du système mental.

A chaque âge sa peur !

Il existe autant de peurs que d’enfants. Tous les enfants n’éprouvent pas les mêmes peurs, ne les expriment pas de la même manière.

Avant 6mois :

Vers 4-5 mois, certains nourrissons sont très réceptifs au bruit. Ils hurlent en entendant l’aspirateur, la sonnerie du téléphone, les klaxons…

De 6 à 18mois :

Les phobies archaïques prégénitales sont souvent les peurs les plus précoces. On distingue notamment l’angoisse du visage de l’étranger vers 8mois, Spitz considère que cette réaction témoigne de la reconnaissance et de l’individualisation du visage de la mère par rapport aux autres visages non familiers. Ce type de peurs persiste dans un certain nombre de cas chez l’enfant plus âgé, notamment dans les états prépsychotiques

L’angoisse de séparation survient vers 1 an (notion développée dans l’article concernant la dépression chez l’enfant), la peur du noir et de l’endormissement sont souvent liées à celle-ci.

De 2 à 7 ans :

A cet âge, la nature des objets et des situations phobiques est quasi infinie :

Les animaux ex : « Le petit Hans ». Cas rapporté par S. Freud en 1909. C’est un petit garçon qui se met à avoir peur à 5 ans et demi, de sortir dans la rue car il craint d’être mordu par un cheval. Au cours de l’analyse, il apparaît que cette peur du cheval est un déplacement de la peur du père et de la punition que celui-ci pourrait lui infliger en raison des désirs incestueux envers sa mère (complexe d’Œdipe).

Les éléments naturels ( orage, tonnerre, éclairs).

Les personnages mythiques (monstre, ogre, sorcière). Entre 6 et 8 ans, les êtres surnaturels prennent une importance proportionnelle à la richesse du monde imaginaire de l’enfant, avec l’irruption menaçante de monstres cachés sous le lit, de cruelles sorcières et de fantômes qui traversent les murs.

Les situations (noir, vide, hauteur). La crainte du noir fait partie des peurs les plus fréquentes et persistances.

La mort devient également pour lui un sujet de préoccupation, surtout vers la huitième année.

Les maladies (peur de la saleté, des microbes). Ce type de peur est souvent un élément précurseur des rituels de vérification donc des névroses obsessionnelles,

La peur de l’école est plus tardive. L’enfant est réceptif au jugement d’autrui, il s’intéresse à son apparence et à ses résultats scolaires.

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